lundi 20 septembre 2010

Méthodologie de la dissertation


L'esprit de la dissertation

- Qu’est-ce que “disserter” ? "La dissertation est l’étude méthodique et progressive des diverses dimensions d’une question donnée" (Bulletin officiel). Il faut bien comprendre et appliquer la loi du genre. La dissertation n’est pas un “exposé” simplement documenté sur une question ; à l’inverse ce n’est pas non plus un “essai” libre où chacun se laisserait aller à exprimer ses opinions et sentiments personnels. La dissertation occupe un juste milieu face à ces deux extrêmes : il s’agit de soutenir un discours à la fois personnel, rationnel, et si possible philosophiquement informé. Personnel : c’est vous qui écrivez, vous qui assumez la thèse finale ; rationnel : votre souci est constamment d’expliquer, d'argumenter, de justifier vos idées, c’est-à-dire de les rendre universellement acceptables (pas question d’affirmer à la légère ou d’en rester au “quant-à-soi” : “moi personnellement je pense que”, etc.) ; informé : vous êtes censés connaître un minimum d'auteurs et de textes philosophiques, à vous par conséquent de les utiliser (sans "étaler" inutilement votre culture).



- Concrètement, on vous pose une question et vous devez y répondre en traitant le ou les problèmes philosophiques que cette question implique, et ceci dans un certain ordre. L'objectif est surtout de solutionner le problème que vous avez repéré dans cette question et que vous avez développé. Pour cela vous devez en quelque sorte simuler une discussion, en examinant les différents aspects d'une question, tout en exposant les différents points de vue possibles (parfois contradictoires, parfois simplement complémentaires) dans le but naturellement de défendre le meilleurs. Rapport entre les différents "aspects" et les différents "points de vue" : dans une discussion, en général, on adopte un point de vue (une thèse) d'autant plus contestable que l'aspect (le domaine) sous lequel on examine la question paraît limité. Vous essaierez de montrer comment une vision trop étriquée d'une notion, ou d'un problème, conduit à des thèses critiquables. Etant donné que votre travail de dissertation consiste à déployer progressivement tous les aspects nécessaires d'une question, jusqu'à parvenir à une vision suffisamment globale, la thèse que vous défendrez finalement apparaîtra nécessairement la meilleure. Plus vous aurez étudié, analysé, comparé, etc., plus vous vous rapprocherez d'une solution intéressante voire originale (sinon "vraie" dans l'absolu !). Il vous faudra pour cela plusieurs qualités : un minimum de culture philosophique, une bonne dose de réflexion et de sens critique, de la logique, et aussi moralement pas mal de modestie (pour éviter de vous fermer sur vos opinions ou vos impressions de départ), à ne pas confondre avec de la tiédeur...

- Une dissertation, comme toute réflexion, ou même toute discussion bien menée, s'effectue toujours en 3 temps : introduction, développement, conclusion. Introduire... parce que les questions philosophiques ne "tombent pas du ciel", elles "se" posent, et pour cela il faut montrer pourquoi et comment. Développer... parce qu'il faut bien démontrer et ordonner en différentes parties son propos. Conclure... parce qu'il ne faut pas oublier en chemin la question posée au départ, et parce qu'on se doit de proposer une solution au problème étudié. C'est l'esprit même de la philosophie qui est en jeu : les questions philosophiques ont des réponses (ou alors elles ne sont pas philosophiques), non définitives, non certaines et toujours discutables certes, mais il faut bien se résoudre à répondre parce qu'elles sont ancrées dans le Réel. Donc, rien n'est pire qu'un devoir sans introduction ou dont l'introduction est bâclée, et/ou un devoir dont le développement se réduit à une bouillie sans parties ni paragraphes, et/ou un devoir sans conclusion ou sans réponse à la question posée.


1) L’introduction

Introduire revient à montrer au lecteur l’intérêt philosophique du sujet en question. Il faut successivement en une vingtaine de lignes :

a) Amener le sujet : qu'est-ce qui nous amène à poser cette question ? Il faut éviter que la question posée ne paraisse arbitraire ou imposée, qu'elle nous fasse violence, donc il ne faut jamais commencer l'introduction par la question elle-même. Il faut l'amener "en douceur", à partir d'une constatation, d'une remarque décrivant une situation : les questions philosophiques ne se posent pas dans le vide, sans que quelque chose dans la réalité ne "cloche" sérieusement… Or, ce qu'on appelle l'"opinion commune" ou la "doxa" (en grec) propose toujours quelques solutions toutes faites, le plus souvent sous forme de préjugés, pour rendre compte de ces difficultés. C'est précisément parce que ces préjugés vous semblent contestables que vous allez poser une question (celle du sujet, en l'occurrence) : c'est vous qui posez la question, dès le départ, ne dites pas qu'"on vous pose" une question ! Par exemple, vous constatez que les personnes font mine de se "connaître" sous prétexte qu'elles possèdent une conscience, qu'elles acceptent difficilement de se remettre en cause… Cela justifie bien que vous (vous) posiez la question suivante (c'est un sujet possible) : "la conscience de soi équivaut-elle à une connaissance de soi ?". De ce fait, vous posez comme légitime la question du sujet, que vous réécrivez maintenant intégralement. D'autre part le sens commun (ou la proximité des deux termes) laisse croire effectivement que c'est la même chose : c'est ce qu'on appelle le "présupposé" de la question. Mais vous êtes là justement pour dépasser le stade de la croyance et du préjugé ; donc, vous devez faire sentir que la "doxa" se trompe peut-être, que rien n'est évident et qu'il est nécessaire d'engager une réflexion.

b) Analyser le sujet : que signifie cette question ? Vous allez maintenant définir très brièvement les notions principales, les 2 ou 3 mots-clefs, y compris le verbe de la phrase. Le but de cette étape est : préciser "de quoi l'on parle". Vérifier les différentes significations des mots utilisés, et voir si chaque signification retenue n'implique pas déjà un certain point de vue sur la question. C'est parce que les termes philosophiques (ou ayant un sens philosophique), comme le mot "existence" par exemple, ont plusieurs sens que différents problèmes philosophiques se posent. Plus vous fouillerez le sens des mots, plus vous soulèverez de questions... Vous pouvez, si cela présente un intérêt (et dans ce cas seulement), consulter l'étymologie d'un terme, en vous souvenant que l'étymologie ne fournit pas le véritable sens (donc la réponse à votre question !) mais le premier usage connu d'un mot. - Outre le sens des mots, vous devez aussi analyser la forme de la question posée, c'est indispensable pour bien la comprendre : vérifiez par exemple si elle ne comporte pas un piège, une ambiguïté, pensez à analyser le verbe.

c) Construire une problématique : comment traiter la question ? Rappelez-vous qu'une question d'apparence philosophique ne le devient vraiment que si l'on peut identifier, à son propos, un ou plusieurs problèmes précis pouvant donner lieu à une discussion. Maintenant que vous avez étudié le sens des mots du sujet, vous savez qu'il y a problème, d'abord parce que vous avez soulevé des évidences qui n'en sont peut-être pas (1è partie de l'intro), ensuite parce que ces mots peuvent s'entendre différemment (2è partie). Mais les problèmes n'apparaissent pas tout seuls, il faut les identifier, puis décider dans quel ordre il convient de les traiter. D'où l'expression "construire" une problématique : c'est vous qui allez la construire, et pas nécessairement de la même manière qu'une autre personne. Il n'y a pas deux manières identiques de traiter un sujet. En réalité, sous le mot "problématique", se cachent deux choses assez différentes.

1) D'abord cela désigne le problème principal que vous avez repéré "dans" ou "à propos" de la question - et ceci précisément parce que vous avez pris la peine d'analyser le sujet. Le "noyau" d'un problème, en général, résulte d'une contradiction constatée. Vous avez déjà repéré une ou plusieurs contradictions au niveau de la signification même des mots, et ces contradictions ne manquent pas d'engendrer un conflit de solutions pour répondre à la question. Vous reformulez donc la question sous la forme d'un problème, c'est-à-dire de façon plus complexe, en tenant compte de vos premières analyses, et en faisant apparaître les contradictions internes à la question (sous pouvez poser plusieurs questions courtes, ou bien composer une longue phrase avec point-virgule).

2) Ensuite se pose la question de savoir comment résoudre ce problème : en un second sens, donc, la problématique désigne l'ensemble des questions, ou plutôt des problèmes (secondaires) que vous devrez traiter pour solutionner le problème principal... et donc répondre à la question. Autrement dit, la problématique en tant que développée est aussi votre plan. C'est pourquoi énoncer une problématique, après que le problème principal ait été formulé, revient toujours en même temps à annoncer le plan du développement. Vous devriez donc annoncer les différentes parties du devoir sous forme de questions, et non d'affirmations (d'autant plus que vous ne devez pas dévoiler votre réponse finale dès l'introduction !). Il s'agira, dans le développement, d'examiner toutes les solutions possibles en exposant les différentes thèses en présence qui, bien souvent, s'opposent. C'est la question du plan – et du type de plan – qui est posée. La première alternative est bien souvent celle qu'emporte avec lui le présupposé de la question (le point de vue le plus simple et le plus immédiat), et la seconde le point de vue immédiatement inverse : l'objection. Mais attention, ce n'est pas parce que le problème se présente sous la forme d'une alternative (2 options) que la forme de votre devoir doit être bipartite ! Au contraire, l'objection risque bien de paraître elle-même excessive ou étriquée, en conséquence il vaudrait mieux trouver un (3è) point de vue supérieur capable de mettre tout le monde d'accord !


2) Le développement

a) Rappel : les trois opérations principales de la réflexion philosophique (qu'est-ce qu'on attend de vous, sur le "fond" ?)

Que vous vous en aperceviez ou non, votre réflexion philosophique ne peut exister qu'au moyen de trois opérations intellectuelles menées simultanément, tout le long de votre développement. En effet un discours philosophique (oral ou écrit) comprend des notions à conceptualiser, à analyser ; ces notions s’intègrent dans des propositions c’est-à-dire des phrases à problématiser, à interroger ; lesquelles à leur tour s’enchaînent sous forme de raisonnements à l’issue desquels sont produits des arguments : c'est l’argumentation, qui permet donc, au final, de justifier une thèse. Donc conceptualiser, problématiser, argumenter. La partie la plus visible de ce travail est la dernière car elle aboutit concrètement à des "arguments" (des "propositions" ou des "idées"). Précisions.

1° CONCEPTUALISER une notion : a) analyser, c’est-à-dire définir en profondeur, examiner les nuances de sens, comparer avec des notions proches ; b) réutiliser, c’est-à-dire être capable d’une certaine abstraction, en utilisant soi-même ces notions. Cela définit le niveau "théorique" de votre devoir, votre capacité à "décoller" du sens courant des mots.

2° PROBLEMATISER une question : a) déceler à propos d’un thème (ex. : “la mort”) et plus précisément d’une question (ex. : "peut-on penser sa mort ?") les problèmes qui se posent (ex.: est-ce une impossibilité logique ? une difficulté affective et existentielle ? etc.); b) savoir “cibler” et organiser une problématique (ne pas poser toutes les questions en même temps, les organiser, et uniquement dans le but de répondre à la question posée). Cela montre la qualité de votre sens critique.

3° ARGUMENTER une thèse : a) formuler des arguments de façon claire et cohérente, b) les justifier par le raisonnement, et notamment être capable d'exposer des idées contraires sans donner l'impression de se contredire soi-même, donc toujours sortir d'une contradiction par un nouvel argument plus pertinent... ; c) convaincre, en utilisant tous les moyens du discours, mais sans excès de style, sans emphase (rester concis et sobre).

b) Modalités de l'argumentation : expliquer, illustrer, citer

1° EXPLIQUER - Concrètement, on argumente en expliquant une pensée au moyen du langage ordinaire (parsemé de quelques rares termes "techniques") c'est-à-dire en essayant à la fois d'approfondir et de clarifier. Oubliez que vous serez lu par un professeur de philosophie, essayez de vous faire comprendre par tout un chacun mais sans simplifier ni sacrifier votre pensée.

2° ILLUSTRER - Il existe un procédé annexe mais nécessaire pour convaincre le lecteur : les exemples. Ils ont pour fonction de montrer la réalité tangible de ce que vous avancez, bien qu'ils n'aient jamais valeur de preuve. Mais attention, de nombreux mauvais devoirs se réduisent à une suite ininterrompue d'exemples : ils ne remplacent évidemment pas l'analyse philosophique.

3° CITER - Les citations d'auteurs (philosophes de préférence) sont utiles pour montrer qu'un argument a déjà été utilisé avec succès. Mais attention, n'utilisez jamais une citation comme "argument d'autorité" (A est vrai parce que X ou Y l'a dit...) et elle ne doit jamais se substituer à un raisonnement ou à une explication de votre part. On peut citer soit en reproduisant une phrase, à condition de ne pas "tronquer" le texte et en mettant des guillemets, soit encore “en substance” (untel pense que, comme le pense untel…). Enfin, il ne faut pas que votre devoir se présente sous la forme, par exemple : 1) selon Descartes, 2) selon Spinoza, 3) enfin selon Sartre : il ne faut ni juxtaposer des citations ni réduire le devoir à un catalogue historique sur une question.

c) Le contenu de l’argumentation : où "trouver" les idées ?

1° - Une bonne part viendra tout simplement de votre "bon sens", de votre capacité à réfléchir par vous-même, en vous appuyant sur votre expérience et surtout votre culture personnelle (la formation scolaire : littéraire, historique, scientifique). Mais cela ne suffit pas... sinon, à quoi servirait l'année de philosophie ?

2° - Puisez dans le cours : à condition de l'avoir étudié, bien entendu. Vous pouvez utiliser des passages du cours à condition qu'ils soient en rapport avec le problème, avec l'aspect de la question que vous traitez. Evitez de "réciter", recomposer des phrases en fonction du contexte. Faites donc un effort de mémoire, mais ne vous cantonnez pas au cours sur Autrui, par exemple, pour traiter une question sur Autrui : il est probable et même certain que cette notion a été rencontrée lors de différentes leçons (la conscience, par exemple) : "ratissez large" !

3° - Scrutez (de mémoire) les textes qui accompagnent le cours : textes d'illustrations, textes de TD, textes proposés aux précédents devoirs, les oeuvres mises au programme de l'oral, les lectures personnelle... - Et bien entendu, souvenez-vous des différents corrigés de devoirs !

d) Le plan ou le cadre formel de l’argumentation

- Le plan représente le schéma général de l’argumentation ; il est le garant de la cohérence.

- Ses différentes parties (2 ou 3, en principe), équilibrées si possible, développent des points de vue et en même temps des aspects différents du problème. Elles s’articulent entre elles, parfois en se complétant, le plus souvent en se contredisant partiellement, pour parvenir à une solution acceptable au problème posé.

- Le déroulement d’une argumentation présente toujours une certaine “feinte” : l’on commence par exposer les points de vue les plus partiels ou critiquables, et l’on termine évidemment par le meilleur ou celui que l’on tient pour vrai. Ne faites pas l'inverse, ce serait absurde et surtout peu convainquant ! .

- Ménager des transitions entre les parties qui annoncent leur contenu et prouvent que l’auteur “sait où il va”. Dans l'idéal, chaque partie comprend une mini introduction et une mini-conclusion : chaque partie traite en effet un "sous-problème" ou un "aspect" particulier du problème, donc chaque partie propose sa propre thèse dans sa propre conclusion. Comme la 2è partie va s'attacher à critiquer ou à relativiser, implicitement ou explicitement, les arguments de la première, le lecteur doit toujours entendre (deviner s'il ne le lit pas...) un "mais" ou un "cependant".

- A l’intérieur des parties, les paragraphes développent des arguments différents mais complémentaires, allant globalement dans le même sens (le point de vue adopté dans la partie). Ne jamais rédiger une partie de votre développement sans ménager au moins 2 ou 3 paragraphes (bloc "monolithique" à proscrire !).

e) Les types de sujets et de plans possibles

- Les sujets-notions (du style “l’existence”) et les sujets-citations ne se rencontrent plus au bac. Subsistent donc les sujets-questions.

- A la question “qu’est-ce que…?”, question de définition, l’on peut répondre par un plan progressif (deux ou trois parties) visant à cerner une notion où un problème (en confrontant différents points de vue) : le “problème” étant proprement de trouver la définition juste. — On peut y adjoindre les circonstancielles débutant par “comment (admettre)”, “quand (faut-il dire)”, etc. Mais les sujets de ce type restent très rares.

- La plupart des sujets se présentent sous la forme de questions en “est-ce que” (question d’attribution). On y répond "idéalement" par un plan dialectique en 3 parties : thèse (affirmation de quelque chose), antithèse (objection), synthèse (dépassement). Attention, la synthèse est un dépassement des points de vue antérieurs, une autre et une meilleure idée ! Ce n'est pas la somme des deux points de vue précédents, et encore moins une conciliation tiède ou “neutre”. Elle contient donc des arguments nouveaux et décisifs. — Relèvent de ce type de plan toutes les questions auxquelles on peut répondre par oui ou par non : “faut-il dire que”, “existe-t-il”, “peut-on”, etc.

- La question “pourquoi” engage la recherche d’une explication causale, ou d’une justification conférant un sens à quelque chose : il faut faire un plan permettant de retracer la genèse d’un phénomène, de ses origines à sa manifestation. Type de sujets très rare.

- La question “en quel sens”, à mi-chemin entre “qu’est-ce que” et “est-ce que”, appelle une précision sémantique et donc une analyse des différentes dimensions (psychologique, morale, métaphysique, etc.) d’un problème : autant de parties possibles.

- Remarque 1 : on distingue souvent les "plans progressifs" où l'on traite différents aspects de la question, jusqu'à parvenir à une solution acceptable, et les plans "dialectiques" où l'on traite différents points de vue contraires puis leur solution dans une synthèse. Cette distinction est artificielle, comme nous l'avons déjà montré, puisqu'un point de vue correspond toujours, précisément, à un aspect partiel... mais qui s'ignore comme tel et qui se prend pour le Tout.

- Remarque 2 : il ne faut pas se "forcer" à faire un plan dialectique en 3 parties. Il ne faut pas que la 3è partie soit une redite plus ou moins nuancée de la 2è partie, il ne faut pas non plus qu'elle anticipe et finalement se substitue à la conclusion. Dans le cas où vous n'auriez pas suffisamment d'arguments pour cette 3è partie, deux parties peuvent suffire, mais la conclusion revêtira alors une importance décisive.

- Remarque 3 : dans tous les cas, la thèse du devoir (solution du problème principal) telle qu'elle est formulée dans la conclusion sera sensiblement différente de la conclusion de la dernière partie : même si elle s'"approche" de la solution finale, celle-ci n'en reste pas moins partielle puisqu'elle ne répond qu'au problème précis de la 3è partie... et non à celui (non moins précis) formulé dans l'introduction.


3) Conclusion

- Dresser le bilan de ce qui précède : reformuler une nouvelle fois la question posée, résumer en une phrase la conclusion de chaque partie.

- Donner votre réponse finale au problème. La réponse à la question-sujet en découle, mais vous ne devez jamais commettre la maladresse de répondre par un Oui ou un Non franc et direct à la question : si vous avez réfléchi et écrit pendant 4 heures, c'est que les choses étaient quand même plus complexes ! Donc il faut répondre, mais de manière à la fois ferme et nuancée.

- Enfin vous pouvez "ouvrir", mais uniquement sur un autre problème lié à celui-ci, et non sur des généralités ; ou bien indiquer une ou plusieurs thèses que la réponse présente pourrait justifier par anticipation ; mieux encore, trouver un dernier exemple qui illustre dans le réel la véracité de votre thèse.